Quel pays paie en premier ?
Pour des enfants résidant en France avec leurs parents, la France est prioritaire lorsqu’un parent travaille en Suisse et que l’autre travaille en France ou y perçoit un revenu assimilé, notamment des indemnités de chômage. Si les deux parents sont salariés en Suisse, la Suisse est prioritaire. Elle l’est aussi lorsque l’autre parent est inactif ou perçoit une pension d’invalidité française. Cette pension ne se traite pas comme une indemnité de chômage.
Quand les enfants résident en Suisse et qu’un parent y travaille, le scénario retient la priorité suisse. Le droit français éventuel dépend du dossier international : aucun droit CAF n’est déduit de la seule composition familiale. Le mode sur attestations permet de comparer les deux droits reconnus. Déposez les demandes dans les deux pays et faites confirmer la priorité en cas de situation particulière.
Les 26 barèmes suisses de 2026
Les allocations suisses dépendent du canton de travail et du type de droit. Le calcul reprend les minima cantonaux 2026 publiés par l’OFAS, hors agriculture. Il tient compte des suppléments à partir de la troisième allocation, des paliers d’âge zurichois et lucernois, du barème de Zoug et des règles particulières de formation ou d’incapacité de gain dans les cantons concernés.
Le droit à l’allocation pour enfant court dès le mois de naissance jusqu’au mois des 16 ans inclus. En cas d’incapacité de gain reconnue, il peut aller jusqu’au mois des 20 ans. L’allocation de formation commence avec la formation postobligatoire, au plus tôt le mois des 15 ans, et se termine au plus tard le mois des 25 ans. Une scolarité obligatoire poursuivie après 16 ans ouvre le droit de formation dès le mois suivant cet anniversaire. Le revenu de formation supérieur à 30’240 CHF annuels ferme le droit de formation.
Deux parents salariés dans des cantons différents ne cumulent pas deux allocations entières. L’ordre légal désigne le premier ayant droit ; le second peut recevoir la différence si son minimum cantonal est plus élevé. Le calcul mesure cette différence enfant par enfant, une fois les cantons et les droits saisis. Pour le mois des 18 ans à Zoug, le formulaire demande le montant mensuel confirmé par la caisse ; les autres mois utilisent le palier correspondant. Les montants supplémentaires propres à un employeur ou à une caisse ne sont pas ajoutés automatiquement.
Les allocations françaises à partir d’avril 2026
L’estimation concerne la France métropolitaine, de deux à huit enfants à charge de moins de 20 ans. Elle utilise les ressources 2024 retenues par la CAF et les montants nets du barème CAF du 1er avril 2026. Pour deux enfants, les seuils annuels sont 79’980 et 106’604 EUR. Chaque enfant supplémentaire relève chaque seuil de 6’664 EUR. Le barème publié par la CAF présente quelques écarts de centimes avec Service-Public ; l’attestation de votre caisse prévaut pour le dossier.
Un enfant né avant le 1er mars 2012 conserve la majoration à partir de 14 ans. Pour un enfant né à compter de cette date, l’âge passe à 18 ans. La majoration commence le mois suivant l’anniversaire. Dans une famille de deux enfants, l’aîné n’ouvre jamais cette majoration. Les AF cessent pour un enfant dès le mois de ses 20 ans ; le nouveau nombre d’enfants peut aussi changer les seuils et les majorations.
Près d’un plafond, un complément dégressif évite la chute immédiate au montant inférieur. Le calcul compare le montant du nouveau palier au montant précédent diminué d’un douzième du dépassement annuel. Avec trois enfants sans majoration et 87’000 EUR de ressources, le repère net est ainsi de 317,65 EUR par mois. Il ne faut pas ajouter cette somme une seconde fois au taux réduit.
Le forfait temporaire après 20 ans n’est pas présumé. Si la CAF le confirme, saisissez son montant mensuel, y compris son éventuel complément dégressif. L’outil ne reconstitue pas les ressources particulières, les neutralisations CAF, les changements de garde ni les périodes antérieures à avril 2026.
Pourquoi les AF seules ne suffisent pas pour le complément
Le complément suisse ou l’allocation différentielle française peut dépendre d’autres prestations pour les enfants : base PAJE, PreParE, CMG, complément familial, ARS, ASF, AEEH et AJPP. Le CMG comprend aussi les cotisations payées par la CAF, pas seulement le virement reçu par le parent. Une comparaison limitée aux AF peut donc annoncer un écart très différent du véritable dossier.
Le mode « montants complets attestés » utilise deux totaux fournis par les caisses, pour le même mois et les enfants qu’elles ont retenus. Le complément du pays secondaire est la différence positive entre son droit comparable et celui du pays prioritaire, après conversion. Le total coordonné concerne uniquement ce périmètre. Un enfant de plus de 20 ans encore couvert par la Suisse peut relever d’un autre périmètre ; ses allocations ne doivent pas être déduites automatiquement des droits français des autres enfants.
Attestations, cours et calendrier
La CAF met généralement l’attestation E411 à disposition à la fin janvier pour l’année précédente. Les séparations ou la résidence alternée peuvent nécessiter un traitement manuel. Le complément suisse dépend ensuite du traitement par la caisse. Un montant calculé pour un mois de droit ne signifie donc pas qu’il sera versé ce mois-là.
Le taux de 0,95 CHF pour un euro est un exemple modifiable, sans frais de change. Il ne représente ni un cours BNS officiel pour les allocations ni une prévision. Reprenez le cours et la période reconnus par les institutions pour comparer les attestations. Aucun montant annuel n’est projeté automatiquement : les âges, les revenus et les prestations peuvent changer pendant l’année.
Sources vérifiées
- OFAS : prestations et conditions.
- OFAS : tableau des allocations cantonales 2026.
- CAF : frontaliers et attestation E411.
- CAF : barème des AF au 1er avril 2026.
- DSS : instruction du 20 mars 2026, montants avant CRDS.
- Service-Public : conditions, dates et majorations 2026.
- Code de la sécurité sociale : D512-3 et D521-1 à D521-3.
- Caisse fédérale : activité, exportation et ordre des droits.
Sources consultées le 20 septembre 2026.