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Calcul Suisse

Calculateur du droit de superficie

Droit fédéral et sources vérifiés en septembre 2026Sources et portée

Un logement en droit de superficie coûte moins cher à l’achat, mais le terrain reste au propriétaire du fonds et une rente est due chaque année. Le calcul met les deux offres sur la même ligne.

  • DomaineImmobilier
  • AccèsGratuit, sans inscription
Les deux offres

Même surface, même quartier, même état. L’écart entre les deux prix est ce que vous payez pour le terrain.

La rente de superficie

Elle figure dans le contrat de superficie et sert de base à la rente. Elle peut différer du supplément de prix ci-dessus.

Indication : le taux d’intérêt de référence des loyers est de 1,25 % depuis le 2 septembre 2025. Votre contrat fixe le taux réellement appliqué.

Beaucoup de contrats revoient la rente tous les 5 à 10 ans selon l’indice des prix à la consommation. Convertissez cette clause en hausse annuelle moyenne, ou laissez 0 si la rente est fixe.

Votre horizon

Lisez l’extrait du registre foncier : c’est le nombre d’années qui séparent aujourd’hui de l’échéance inscrite, pas la durée initiale.

Financement du supplément de pleine propriété

Ce que rapporteraient les fonds propres que vous n’engagez pas en achetant en droit de superficie. Saisissez 0 s’ils dormiraient sur un compte non rémunéré.

Indemnité de retour et valeur à la fin du droit

Chiffre à lire dans le contrat de superficie. La loi exige une indemnité équitable (art. 779d al. 1 CC) mais n’en fixe pas le montant.

Estimation de la valeur du bâtiment au moment du retour, après des décennies d’usage et d’entretien.

Par prudence, laissez 0. Une valeur positive mesure la plus-value foncière que le propriétaire en pleine propriété conserverait.

Comparaison des deux offres, avant impôt

La pleine propriété revient moins chère

Sur 30 ans, écart actualisé entre le droit de superficie et la pleine propriété : +57'405 CHF. Un écart positif est en défaveur du droit de superficie.

Détail du calcul
Supplément payé pour la pleine propriété300'000 CHF
Coût annuel de votre capitalPart hypothécaire au taux du prêt, solde au rendement de vos fonds propres.2,20 %
Coût annuel du terrain en pleine propriété6'600 CHF
Rente de superficie, première année6'000 CHF
Rente de superficie, dernière année comparée8'007 CHF
Écart la première année−600 CHF
Année où la rente dépasse ce coût annuelannée 11
Rentes versées, cumul sans actualisation208'709 CHF
Rentes versées, cumul actualisé149'180 CHF
Terrain en pleine propriété, cumul actualisé143'831 CHF
Écart actualisé des coûts annuels+5'349 CHF
Année où le cumul basculeannée 22
Indemnité de retour perçue à l’extinction400'000 CHF
Part du bâtiment non indemnisée100'000 CHF
Plus-value du terrain conservée en pleine propriété0 CHF
Écart de fin, actualisé à aujourd’hui+52'056 CHF
  1. Acheter les murs sans acheter le sol
  2. Ce que dit le Code civil
  3. Comment le calcul compare les deux offres
  4. Un exemple chiffré
  5. Ce que le calcul ne dit pas
  6. Sources

Acheter les murs sans acheter le sol

Une annonce affiche deux fois le même appartement, à deux prix éloignés. Le moins cher est vendu en droit de superficie : vous achetez le bâtiment, la commune, la bourgeoisie, une fondation ou un particulier garde le terrain, et vous lui versez une rente chaque année. Le plus cher est vendu en pleine propriété : le terrain est compris dans le prix.

Trois questions décident, et aucune ne se lit sur l’annonce. Combien coûte la rente sur la durée où vous comptez rester ? Combien le supplément de prix de la pleine propriété vous coûte-t-il vraiment, entre intérêts hypothécaires et fonds propres immobilisés ? Et que récupérez-vous quand le droit s’éteint ? Le calculateur répond aux trois avec vos chiffres de contrat.

Votre solde bancaire ne dit pas ce que vous pouvez dépenser.

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Ce que dit le Code civil

Le droit de superficie est une servitude : le propriétaire d’un fonds confère à un tiers le droit d’avoir ou de faire des constructions sur ce fonds ou au-dessous (art. 779 al. 1 CC). Sauf convention contraire, ce droit est cessible et passe aux héritiers (art. 779 al. 2 CC), et s’il a le caractère d’un droit distinct et permanent il est immatriculé comme immeuble au registre foncier (art. 779 al. 3 CC). Cette immatriculation suppose que la servitude soit établie pour trente ans au moins ou pour une durée indéterminée, et qu’elle ne soit établie ni en faveur d’un fonds dominant ni exclusivement en faveur d’une personne déterminée (art. 655 al. 3 CC).

  • Durée : cent ans au plus comme droit distinct ; la prolongation est possible en tout temps pour une nouvelle durée maximale de cent ans, mais tout engagement pris d’avance à ce sujet est nul (art. 779l CC).
  • Forme : l’acte constitutif n’est valable qu’en la forme authentique, et la rente doit l’être aussi lorsqu’il est prévu de l’annoter au registre foncier (art. 779a CC).
  • Expiration : les constructions font retour au propriétaire du fonds et deviennent partie intégrante de ce fonds (art. 779c CC). Pour ces constructions, le propriétaire verse au superficiaire une indemnité équitable, qui sert d’abord de garantie aux créanciers gagistes (art. 779d CC).
  • Garantie de la rente : le propriétaire peut exiger une hypothèque grevant pour trois annuités au maximum le droit de superficie immatriculé (art. 779i CC) ; elle peut être inscrite en tout temps et n’est pas radiée en cas de réalisation forcée (art. 779k CC).
  • Retour anticipé : si le superficiaire excède gravement son droit ou viole gravement ses obligations contractuelles, le propriétaire peut demander le transfert du droit à son nom, contre une indemnité équitable que la faute du superficiaire peut réduire (art. 779f et 779g CC).

La loi ne dit ni le taux de la rente, ni le montant de l’indemnité de retour : ce sont des clauses négociées, et ce sont elles qui font la différence entre une bonne et une mauvaise affaire. L’aide-mémoire de l’Office fédéral du logement, écrit pour les droits de superficie accordés à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique, indique que la rente résulte de la valeur du bien-fonds définie dans le contrat et du taux d’intérêt du droit de superficie, et recommande de retenir le taux d’intérêt de référence des loyers ou un taux à long terme peu volatil, le cas échéant en moyenne sur cinq ans. Le taux de référence est de 1,25 % depuis le 2 septembre 2025 et reste inchangé au 2 septembre 2026.

Comment le calcul compare les deux offres

  1. La rente année par année : valeur du terrain inscrite au contrat × taux de rente, puis indexation composée d’une année sur l’autre.
  2. Le supplément de la pleine propriété : prix en pleine propriété moins prix en droit de superficie. C’est ce que vous payez pour le sol.
  3. Le coût annuel de ce supplément : la part financée par l’hypothèque coûte le taux du prêt, le solde coûte le rendement auquel vous renoncez sur vos fonds propres. La moyenne des deux est le coût de votre capital, et sert aussi de taux d’actualisation.
  4. Le cumul sur la période comparée : la plus courte de votre durée de détention et de la durée restante du droit. Les deux suites de montants sont ramenées à leur valeur d’aujourd’hui.
  5. La fin du droit, si elle tombe dans la période : vous encaissez l’indemnité de retour prévue au contrat et vous perdez le reste de la valeur du bâtiment, tandis que le propriétaire en pleine propriété garde bâtiment et terrain. Seule la plus-value du terrain s’ajoute ici : sa valeur nominale est déjà rendue par le coût annuel du capital, la compter deux fois fausserait le résultat.

Le résultat est un écart unique, en francs d’aujourd’hui. Positif, il est en défaveur du droit de superficie. Il vaut exactement la différence des valeurs actuelles nettes des deux achats, ce que les tests du calculateur vérifient par une seconde écriture de la formule.

Un exemple chiffré

Un appartement est proposé 780'000 CHF en droit de superficie et 1'080'000 CHF en pleine propriété : le sol vaut donc 300'000 CHF dans cette comparaison. Le contrat retient une valeur de terrain de 300'000 CHF, une rente de 2 % indexée de 1 % par an, une indemnité de retour de 80 %, et le droit s’éteint dans 30 ans. L’acheteur compte rester 30 ans, financerait le supplément à 80 % à 2 % et placerait ses fonds propres à 3 %. Le bâtiment vaudra environ 500'000 CHF à l’extinction.

  • Coût du capital : 0,80 × 2 % + 0,20 × 3 % = 2,20 %. Le supplément de 300'000 CHF coûte donc 6'600 CHF par an.
  • La rente part de 6'000 CHF, soit 600 CHF de moins par an. Elle dépasse les 6'600 CHF la onzième année et atteint 8'007 CHF la trentième.
  • Cumul des rentes sur 30 ans : 208'709 CHF sans actualisation, 149'180 CHF en valeur d’aujourd’hui, contre 143'831 CHF pour le terrain en pleine propriété. L’écart des flux annuels reste modeste : +5'349 CHF.
  • À l’extinction, l’indemnité de 80 % laisse 100'000 CHF de bâtiment non indemnisé, soit 52'056 CHF en valeur d’aujourd’hui.
  • Écart total : +57'405 CHF en défaveur du droit de superficie. Avec une indemnité de retour de 100 %, le même contrat passerait du côté du droit de superficie.

La leçon de l’exemple n’est pas que le droit de superficie coûte cher, mais que deux clauses décident de tout : le taux de rente et l’indemnité de retour. Demandez-les par écrit avant de faire une offre.

Ce que le calcul ne dit pas

  • Les impôts : tout est avant impôt. Le traitement fiscal de la rente, de la valeur locative et de l’indemnité de retour dépend du canton et n’a pas été vérifié à la source pour cette page.
  • L’amortissement : la dette hypothécaire est supposée constante. Un amortissement obligatoire du deuxième rang change le profil des paiements, pas la logique de la comparaison.
  • Les clauses particulières : droit de préemption du superficiant, restrictions d’usage, obligations d’entretien, adaptation extraordinaire de la rente en cas de changement fondamental du contexte économique. Elles se lisent dans le contrat et pèsent souvent plus qu’un dixième de pour cent de taux.
  • La revente avant l’échéance : si le droit ne s’éteint pas pendant votre horizon, le calcul ne compte ni l’indemnité ni le prix de revente du droit. Il compare alors seulement les coûts annuels.
  • Les frais d’achat : droits de mutation, notaire et registre foncier ne sont pas inclus ; ils se calculent avec le calculateur des frais d’achat immobilier.
  • Le financement : le montant que votre banque acceptera de prêter sur un droit de superficie relève de sa politique de crédit. Vérifiez votre marge avec le calculateur de capacité d’emprunt et le taux applicable avec le comparateur de taux hypothécaires.

Si votre question est plutôt de savoir s’il faut acheter ou rester locataire, le simulateur louer ou acheter traite le même arbitrage avec un loyer en face du coût annuel de la propriété.

Sources

Droit fédéral et sources vérifiés en septembre 2026. Les résultats sont indicatifs et ne remplacent ni la lecture du contrat de superficie et de l’extrait du registre foncier, ni l’avis du notaire chargé de l’acte.

Les questions qui reviennent

Qu’est-ce qu’un droit de superficie ?
C’est une servitude par laquelle le propriétaire d’un terrain confère à un tiers le droit d’avoir ou de faire des constructions sur son fonds ou au-dessous (art. 779 al. 1 du Code civil). Vous achetez le bâtiment et le droit de l’occuper ; le terrain reste au superficiant, à qui vous versez une rente. Si la servitude a le caractère d’un droit distinct et permanent, elle est immatriculée comme immeuble au registre foncier et peut être vendue, transmise et grevée d’hypothèques (art. 779 al. 3 CC).
Combien de temps dure un droit de superficie ?
Cent ans au plus comme droit distinct, selon l’art. 779l al. 1 CC. Il peut être prolongé en tout temps pour une nouvelle durée maximale de cent ans, mais tout engagement pris d’avance à ce sujet est nul (art. 779l al. 2 CC). Pour être immatriculée comme droit distinct et permanent, la servitude doit être établie pour trente ans au moins ou pour une durée indéterminée (art. 655 al. 3 ch. 2 CC). Pour les logements d’utilité publique, l’Office fédéral du logement recommande une durée de 75 à 100 ans.
Que devient le bâtiment à l’expiration du droit ?
À l’expiration, les constructions font retour au propriétaire du fonds et deviennent partie intégrante de ce fonds (art. 779c CC). Pour ces constructions, le propriétaire du fonds verse au superficiaire une indemnité équitable (art. 779d al. 1 CC). La loi ne fixe ni le montant ni le mode de calcul : c’est le contrat qui les règle, et c’est le chiffre à demander avant d’acheter. Pour les droits de superficie d’utilité publique, l’Office fédéral du logement recommande une indemnité d’environ 90 % de la valeur vénale du bâtiment à l’extinction.
Comment la rente de superficie est-elle fixée ?
Elle est une clause du contrat, qui doit être passée en la forme authentique lorsqu’il est prévu de l’annoter au registre foncier (art. 779a al. 2 CC). Son montant résulte de la valeur du bien-fonds définie dans le contrat et du taux d’intérêt du droit de superficie. L’Office fédéral du logement recommande de retenir le taux d’intérêt de référence déterminant pour les loyers, ou un taux à long terme peu volatil, le cas échéant en moyenne sur cinq ans. Ce taux de référence est de 1,25 % depuis le 2 septembre 2025.
Le propriétaire du terrain peut-il exiger une garantie pour la rente ?
Oui. Il peut demander à tout superficiaire actuel de garantir la rente au moyen d’une hypothèque grevant pour trois annuités au maximum le droit de superficie immatriculé au registre foncier (art. 779i al. 1 CC). Cette hypothèque peut être inscrite en tout temps pendant la durée du droit et, en cas de réalisation forcée, elle n’est pas radiée (art. 779k al. 1 CC). Elle réduit d’autant la marge disponible pour votre financement hypothécaire.
Le calcul tient-il compte des impôts ?
Non. Tous les montants sont exprimés avant impôt. Le traitement fiscal de la rente de superficie, celui de la valeur locative et celui de l’indemnité de retour dépendent du canton et de votre situation ; nous ne les avons pas vérifiés à la source pour cette page. Posez la question à votre administration fiscale cantonale avant de signer, puis reprenez le calcul avec des montants après impôt si l’écart est déterminant.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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