Aller au contenu principal
Immobilier

Investissement locatif

Ce bien locatif est-il rentable ? Calculez le rendement net après impôts et charges.

mars 2026

Varie de 2 % à 5 % selon le canton

Minimum 25 % pour un bien de rendement

Hypothèque : 600'000 CHF
Fonds propres : 200'000 CHF
Coût total (prix + frais) : 840'000 CHF

Cashflow mensuel net

+208 CHF
par mois après impôts et charges
3.6%
Rendement brut
1.2%
Net / fonds propres
Revenus locatifs annuels 30'000 CHF
Intérêts hypothécaires 9'000 CHF
Charges PPE / entretien courant 6'000 CHF
Entretien estimé (1 %) 8'000 CHF
Vacance locative (5 %) 1'500 CHF
Impôt supplémentaire 1'650 CHF
Cashflow annuel net +2'500 CHF

Comment évaluer un investissement locatif en Suisse

Un appartement à 800'000 CHF loué 2'500 CHF par mois : un bon investissement ? La réponse dépend de bien plus que le rendement brut. Entre les charges, les intérêts, la vacance et les impôts, l'écart entre le rendement affiché et le rendement réel peut être considérable.

Le rendement brut — loyer annuel divisé par le coût total — donne un premier tri. Sur un bien à 800'000 CHF avec 5 % de frais d'achat, le coût total atteint 840'000 CHF. Avec 30'000 CHF de loyer annuel, le rendement brut ressort à 3,6 %. C'est un indicateur de comparaison utile, mais trompeur s'il est utilisé seul.

Le calcul qui compte est le rendement net sur fonds propres. Avec 25 % de fonds propres obligatoires (200'000 CHF pour un bien à 800'000 CHF), chaque franc investi doit générer un retour suffisant. Une fois les intérêts hypothécaires (9'000 CHF à 1,5 %), les charges (6'000 CHF), l'entretien estimé (8'000 CHF, soit 1 % du prix), la vacance (1'500 CHF, soit 5 % du loyer) et l'impôt déduits, le cashflow annuel net peut tomber sous les 3'000 CHF — soit un rendement net de 1 à 2 % sur le capital investi.

Cela reste supérieur au rendement d'un compte épargne, mais c'est loin du rendement brut affiché. L'investisseur averti calcule toujours en net, après impôts.

Les coûts cachés de l'immobilier locatif

Les charges visibles — PPE, intérêts, assurance — ne représentent qu'une partie du coût réel. Plusieurs postes sont régulièrement sous-estimés par les investisseurs débutants :

En cumulant ces postes, les charges réelles représentent souvent 50 à 65 % du loyer brut. C'est pourquoi un rendement brut de 4 % se transforme régulièrement en rendement net de 1 à 2 %.

Rendement réaliste par région

Les rendements varient fortement selon la localisation. Les prix élevés des grandes villes réduisent le rendement brut, mais la vacance y est quasi nulle. Les régions périphériques offrent de meilleurs rendements bruts, mais avec un risque de vacance plus élevé.

Région Rendement brut Rendement net estimé Vacance
Genève2,5 – 3,5 %0,8 – 1,5 %< 0,5 %
Lausanne3,0 – 4,0 %1,0 – 2,0 %0,8 %
Zurich2,0 – 3,0 %0,5 – 1,2 %< 0,5 %
Berne / Bâle3,5 – 4,5 %1,5 – 2,5 %1,0 %
Petites villes / régions4,0 – 5,5 %2,0 – 3,5 %2 – 5 %

Le paradoxe classique : Genève et Zurich affichent les rendements bruts les plus faibles, mais le rendement total sur 10 ans (cashflow + plus-value) y est souvent supérieur grâce à l'appréciation du capital et à l'absence de vacance. À l'inverse, un bien à 5 % brut dans une commune rurale peut sous-performer si la vacance dépasse 3 % et que la plus-value est nulle.

Ce que les chiffres signifient

Ce calculateur utilise des estimations conservatrices : 1 % d'entretien, 5 % de vacance, sans frais de gérance. Les résultats réels peuvent être meilleurs (si le bien est neuf et bien situé) ou pires (si le bien est ancien ou mal localisé).

L'effet de levier est le principal avantage de l'immobilier locatif. Avec 200'000 CHF de fonds propres, vous contrôlez un actif de 800'000 CHF. Si le bien prend 2 % de valeur par an, la plus-value de 16'000 CHF représente un rendement de 8 % sur vos fonds propres — en plus du cashflow locatif. Mais le levier fonctionne aussi dans l'autre sens : une baisse de 10 % du marché efface 80'000 CHF, soit 40 % de votre mise.

Comparaison avec les ETF sur 10 ans : un portefeuille ETF monde (type MSCI World) a historiquement généré 7 à 9 % par an (brut, avant impôts). Sur 200'000 CHF investis sans levier, cela représente environ 14'000 à 18'000 CHF de rendement annuel — sans les contraintes de gestion, de vacance ou d'entretien. L'immobilier locatif génère un rendement inférieur en cashflow pur, mais l'effet de levier hypothécaire peut compenser si le marché progresse. Le choix dépend de votre profil : liquidité et simplicité (ETF) vs revenus réguliers et levier (immobilier).

Sources : Wüest Partner (rendements immobiliers 2026), OFS (taux de vacance), pratiques bancaires suisses (règle des 25 % de fonds propres). Les rendements réels dépendent de l'emplacement, de l'état du bien et des conditions de marché.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre rendement brut et rendement net en immobilier locatif ?
Le rendement brut divise simplement le loyer annuel par le coût total d'acquisition (prix + frais). C'est un indicateur de tri rapide. Le rendement net sur fonds propres déduit toutes les charges (intérêts hypothécaires, charges PPE, entretien, vacance, impôts) et rapporte le cashflow au capital investi. L'écart entre les deux est souvent de 2 à 4 points en Suisse. Un bien affichant 4 % brut peut ne générer que 1 à 2 % net après impôts. (Sources : Wüest Partner, pratiques bancaires suisses)
Pourquoi faut-il 25 % de fonds propres pour un investissement locatif en Suisse ?
Contrairement à la résidence principale (20 % de fonds propres), les banques suisses exigent au minimum 25 % de fonds propres pour un bien de rendement. La raison : le risque est jugé plus élevé (vacance locative, dépendance au marché, revenu locatif variable). De plus, le 2e pilier ne peut pas être utilisé pour financer un bien locatif — seuls les fonds propres « durs » (épargne, 3e pilier, donation) sont acceptés. (Source : directives FINMA sur les prêts hypothécaires)
Quels sont les principaux risques d'un investissement locatif en Suisse ?
Les risques majeurs sont : la vacance locative (5 à 10 % du loyer dans certaines régions rurales), les frais d'entretien imprévus (rénovation de façade, toiture, chauffage — souvent 10'000 à 50'000 CHF), la hausse des taux hypothécaires (un taux passant de 1,5 % à 3 % double les intérêts), et l'imposition du revenu locatif au taux marginal. Un bien qui génère un cashflow positif à 1,5 % de taux peut devenir déficitaire à 3 %. (Sources : OFS, Wüest Partner)
Comment la valeur locative affecte-t-elle l'investissement immobilier ?
En Suisse, les propriétaires sont imposés sur la valeur locative de leur bien, même s'il est loué. Pour un bien locatif, c'est le revenu locatif réel qui est imposé (pas la valeur locative théorique). Ce revenu s'ajoute à votre revenu imposable et est taxé à votre taux marginal. En contrepartie, vous pouvez déduire les intérêts hypothécaires, les frais d'entretien et les charges courantes. Utilisez notre calculateur de rendement locatif pour affiner l'analyse.
Faut-il compter sur la plus-value immobilière en Suisse ?
La plus-value est un bonus potentiel, pas une certitude. Entre 2015 et 2025, les prix ont progressé de 25 à 40 % selon les régions (Source : Wüest Partner). Mais attention : l'impôt sur les gains immobiliers est dégressif dans le temps (30 à 40 % si revente avant 5 ans, 10 à 15 % après 20 ans, selon le canton). Un investissement locatif doit être rentable sur le cashflow seul — la plus-value est un avantage, pas une stratégie.
Investir dans l'immobilier locatif ou dans des ETF en Suisse ?
Les deux classes d'actifs ont des profils différents. L'immobilier locatif offre un effet de levier (vous investissez 25 %, la banque prête 75 %), des revenus réguliers et une protection contre l'inflation. Les ETF offrent une diversification supérieure, une liquidité immédiate et des coûts de gestion très faibles (0,2 % vs 1-2 % pour l'immobilier). Sur 10 ans, un ETF monde a historiquement généré 7-9 % par an (brut). Un investissement locatif bien placé génère 3-5 % net (cashflow + plus-value). Le choix dépend de votre tolérance au risque, de votre capital disponible et de votre fiscalité.
Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

Maturité gymnasiale en économie Entrepreneur depuis 2020 Comptabilité et fiscalité d'entrepreneur Gestion finance et trésorerie Développeur web et IA Fondateur d'ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l'assistance de l'IA et relu avant publication.

Besoin d'une estimation professionnelle ?

Notre outil vous donne une première estimation. Pour une évaluation détaillée, nos experts immobiliers locaux vous fournissent gratuitement un avis personnalisé.

  • Analyse détaillée par un expert local
  • Prise en compte du quartier et de l'environnement
  • Rapport complet sous 48h

Être mis en relation gratuitement

Gratuit et sans engagement