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Calcul Suisse

Calculateur des frais d’un placement

Relevé du 31 août 2026 · Barèmes vérifiés : août 2026Sources et portée

Le courtage se voit, le reste se paie sans facture. Voici les cinq couches et ce qu'elles coûtent sur la durée.

  • DomaineFinance
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Détail du calcul
Droit de timbre --
Courtage --
Écart de cours --
TER du fonds --
Frais de dépôt --
Capital final, frais déduits --
Perte de performance --

Le TER et les frais de dépôt s'appliquent au capital, qui grossit : leur poids augmente avec le temps.

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  1. Cinq couches, dont une seule est visible
  2. Le droit de timbre, et sa logique
  3. Le courtier étranger
  4. Le TER, la couche qui décide
  5. L'écart de cours, le coût sans facture
  6. Ce qui reste après tout ça

Cinq couches, dont une seule est visible

Comparer deux courtiers sur le seul montant du courtage revient à choisir un appartement sur le prix de la clé. Le courtage est la couche la plus visible et souvent la moins coûteuse sur la durée.

Couche Quand Visible ?
Courtage à chaque ordre oui, sur le décompte
Droit de timbre de négociation à chaque ordre, achat et vente oui, ligne séparée
Frais de dépôt chaque année, sur l'encours oui, souvent trimestriel
TER du fonds en continu, sur la valeur du fonds non, déduit de la performance
Écart de cours à chaque ordre non, il est dans le prix

Les deux couches invisibles sont celles qui décident du résultat à long terme. Le TER et l'écart de cours ne figurent sur aucun relevé : le premier réduit la performance affichée du fonds, le second est incorporé au prix auquel vous achetez et vendez.

Le droit de timbre, et sa logique

L'art. 13 LT frappe le transfert à titre onéreux de titres, mais seulement lorsqu'un commerçant de titres intervient — comme partie ou comme intermédiaire. La liste de l'al. 3 comprend les banques, les sociétés financières à caractère bancaire, les contreparties centrales, les gérants de fortune suisses, et les sociétés détenant plus de dix millions de francs de titres imposables.

L'art. 16 fixe le taux : 1,5 ‰ pour un titre émis par une personne domiciliée en Suisse, 3 ‰ pour un titre étranger. Et l'art. 17 al. 2 précise que le commerçant doit la moitié du droit par contractant non enregistré — d'où le 0,75 ‰ et le 1,5 ‰ que votre banque vous facture.

Le droit est dû à l'achat et à la vente. Un aller-retour sur un ETF étranger coûte donc 3 ‰ de droit de timbre, avant tout courtage.

L'art. 14 al. 1 énumère les exceptions. La plus utile est la let. a : l'émission de titres n'est pas soumise au droit. Souscrire à l'émission d'un fonds ou d'une obligation échappe donc au timbre, contrairement à l'achat du même titre sur le marché secondaire. Les papiers monétaires (let. g) et le commerce de droits de souscription (let. d) en sont également exclus.

Le courtier étranger

Puisque le droit n'est dû que si un commerçant de titres suisse intervient, passer par un courtier établi à l'étranger le supprime entièrement. Ce n'est pas un montage : c'est la conséquence directe du champ d'application de l'art. 13.

L'économie est réelle et se chiffre : sur 50'000 francs de titres étrangers, elle représente 75 CHF francs par ordre. Sur un portefeuille actif, elle dépasse vite le courtage.

Trois contreparties méritent d'être pesées avant de conclure.

L'impôt anticipé. Les titres suisses détenus chez un courtier étranger continuent de subir la retenue de 35 %, et sa récupération devient nettement plus lourde que par la voie ordinaire de la déclaration. Le calculateur de récupération détaille le mécanisme.

La protection des dépôts. Le régime suisse de garantie des dépôts ne s'applique pas à un établissement étranger ; le régime du pays d'accueil s'y substitue, avec ses propres plafonds et sa propre procédure. Pour des titres, la question se pose surtout en cas de défaillance du dépositaire.

La déclaration. Un compte-titres à l'étranger se déclare comme n'importe quel élément de fortune. L'échange automatique de renseignements le rend de toute façon visible de l'administration.

Le TER, la couche qui décide

Le total expense ratio se prélève en continu sur la valeur du fonds. Il ne vous est jamais facturé : il réduit la performance, et vous ne le voyez donc jamais partir.

Sa force destructrice tient à son assiette. Le courtage et le timbre frappent les montants échangés ; le TER frappe le capital entier, chaque année. Sur un portefeuille qui grossit et se transige peu, la hiérarchie s'inverse rapidement.

Un écart de 0,30 point de TER — 0,10 % contre 0,40 %, ce qui est l'écart courant entre un ETF indiciel large et un fonds bancaire maison — représente 150 francs la première année sur 50'000, et bien davantage ensuite puisque le capital grossit. Le calculateur ci-dessus chiffre l'écart sur la durée que vous choisissez.

C'est aussi pour cette raison que la comparaison entre un ETF et un fonds de banque ne se joue presque jamais sur le courtage.

L'écart de cours, le coût sans facture

À tout instant, un titre s'achète un peu plus cher qu'il ne se vend. Cet écart est la rémunération de celui qui assure la liquidité, et il est payé par celui qui passe l'ordre.

Sur un ETF très liquide répliquant un grand indice, il se compte en centièmes de pour cent et se néglige. Sur un fonds thématique de niche, une petite capitalisation ou un marché émergent, il atteint couramment plusieurs dixièmes — payés deux fois, à l'achat et à la vente.

Deux réflexes le limitent : passer ses ordres pendant les heures d'ouverture du marché sous-jacent, quand la liquidité est maximale, et utiliser un ordre à cours limité plutôt qu'un ordre au marché sur les titres peu traités.

Ce qui reste après tout ça

Une fois les cinq couches déduites, deux prélèvements fiscaux subsistent, et ils ne sont pas des frais.

L'impôt anticipé de 35 % sur les dividendes suisses est récupérable par la déclaration : ce n'est pas un coût, c'est une avance. Ne pas déclarer le revenu le transforme en revanche en coût définitif.

La retenue à la source étrangère sur les dividendes de titres étrangers, elle, n'est que partiellement récupérable, selon la convention de double imposition applicable et la domiciliation du fonds. C'est un coût réel, souvent supérieur au TER, et il ne figure nulle part.

Enfin, les gains en capital réalisés sur la fortune privée ne sont pas imposables en Suisse — c'est l'avantage structurel du régime, et il vaut mieux que toutes les optimisations de frais réunies. Le statut de commerçant professionnel de titres est la limite à ne pas franchir.

Les questions qui reviennent

Qu'est-ce que le droit de timbre de négociation ?
Un impôt fédéral sur le transfert de titres à titre onéreux, dû dès qu'un commerçant de titres suisse intervient comme partie ou comme intermédiaire (art. 13 LT). L'art. 16 le fixe à 1,5 ‰ pour un titre émis par une personne domiciliée en Suisse et 3 ‰ pour un titre étranger.
Pourquoi ma banque m'en facture-t-elle la moitié ?
À cause de l'art. 17 al. 2 LT : le commerçant de titres doit la moitié du droit pour chaque contractant qui ne justifie pas être un commerçant enregistré ou un investisseur exonéré. Vous en supportez donc 0,75 ‰ sur un titre suisse et 1,5 ‰ sur un titre étranger, à l'achat comme à la vente.
Un courtier étranger évite-t-il le droit de timbre ?
Oui, et c'est une conséquence directe de la loi, pas une astuce. Le droit n'est dû que si un commerçant de titres suisse intervient (art. 13 al. 1 et 3 LT). Passer par un courtier étranger le supprime. En contrepartie, l'impôt anticipé ne se récupère plus par la voie ordinaire sur les titres suisses détenus à l'étranger, et la protection des dépôts change de régime.
Qu'est-ce que le TER d'un ETF ?
Le total expense ratio, prélevé en continu sur la valeur du fonds. Il n'apparaît sur aucun relevé : il réduit la performance, sans ligne de débit. C'est précisément ce qui le rend dangereux — un TER de 0,4 % au lieu de 0,1 % coûte plus cher sur vingt ans que tous les courtages réunis.
L'écart de cours compte-t-il vraiment ?
Sur un ETF très liquide, il se compte en centièmes de pour cent et se néglige. Sur un fonds de niche ou une action peu traitée, il peut atteindre plusieurs dixièmes, payés à chaque aller-retour. Il ne figure sur aucun décompte : il se lit dans la différence entre le prix d'achat et le prix de vente affichés au même instant.
Quelle couche faut-il attaquer en premier ?
Le TER, presque toujours. Il s'applique chaque année à l'encours total, alors que le courtage et le timbre ne frappent que les montants effectivement échangés. Sur un portefeuille qui grossit et se transige peu, la hiérarchie est sans appel.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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