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Comparateur d'assurance auto

AssurancesSources et portée

La prime la plus basse n'est pas toujours la moins chère. La franchise et le malus décident.

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Déclarer ce sinistre, ou le payer soi-même ?

La majoration et sa durée figurent dans les conditions de votre contrat.

Offre la moins chère sur la période

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Détail du calcul
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Coût total offre B --
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Écart entre la meilleure et la pire --
Sinistre : déclarer ou payer --

Le coût total additionne les primes de la période et la franchise payée à chaque sinistre. La majoration après sinistre est supposée courir trois ans, durée usuelle des contrats suisses.

  1. Ce qui est obligatoire, et ce qui ne l'est pas
  2. Le calcul que personne ne fait avant d'appeler
  3. Bonus et malus : chaque assureur son échelle
  4. Quand la casco complète cesse d'avoir un sens

Trois offres d'assurance auto ne se comparent pas par leur prime. Une prime inférieure de 200 CHF assortie d'une franchise supérieure de 1'000 CHF devient plus chère au premier sinistre — et l'écart s'inverse une fois de plus si vous ne déclarez rien pendant cinq ans.

Le calculateur ci-dessus additionne ce qui se paie réellement : les primes de la période, plus la franchise à chaque sinistre.

Ce qui est obligatoire, et ce qui ne l'est pas

La responsabilité civile est obligatoire pour tout véhicule immatriculé en Suisse. C'est l'attestation d'assurance qui déclenche la délivrance des plaques auprès du service cantonal des automobiles. Elle couvre les dommages que vous causez à autrui, sans limite pratique pour les dommages corporels.

La casco partielle couvre les dommages subis sans faute du conducteur : vol, incendie, bris de glace, grêle et forces de la nature, collision avec un animal. Elle est facultative et relativement peu chère.

La casco complète ajoute les dommages que vous causez à votre propre véhicule. C'est la couche coûteuse, et la seule dont l'utilité décroît avec l'âge du véhicule. Un contrat de leasing l'impose en revanche pendant toute sa durée, sans discussion possible.

Le calcul que personne ne fait avant d'appeler

Un sinistre déclaré coûte deux fois : la franchise, puis la hausse de prime que le malus entraîne pendant plusieurs années.

Prenons un dommage de 2'500 CHF avec une franchise de 1'000 CHF. L'assurance verse 1'500 CHF. Si votre prime de 1'100 CHF augmente de 30 % pendant trois ans, la majoration coûte 990 CHF. Le gain net tombe à 510 CHF — pour un dossier, une expertise et un contrat qui reste marqué.

En dessous d'un certain montant, payer soi-même est mathématiquement gagnant. Le seuil dépend de votre franchise, de votre prime et de la majoration prévue au contrat. Le module de comparaison ci-dessus le calcule sur vos chiffres plutôt que sur une moyenne.

Un point de vigilance : cette arithmétique ne vaut que pour la casco. Un dommage causé à un tiers relève de la RC et doit être annoncé, quel qu'en soit le montant.

Bonus et malus : chaque assureur son échelle

Le système suisse de bonus-malus a été déréglementé. Il n'existe plus d'échelle officielle commune : chaque assureur définit ses degrés, ses pourcentages et sa vitesse de retour au bonus après un sinistre.

La conséquence est directe pour la comparaison. Deux contrats affichant le même « degré 30 » ne représentent pas la même chose, et le degré acquis chez un assureur n'est pas toujours repris à l'identique par le suivant. Demandez systématiquement, avant de changer, la reprise écrite de votre degré actuel.

Certains contrats proposent une protection du bonus moyennant supplément : un premier sinistre n'entraîne alors aucune majoration. Le calcul est le même que pour la franchise — le supplément annuel se compare à la majoration évitée, pondérée par la probabilité d'un sinistre.

Quand la casco complète cesse d'avoir un sens

L'indemnité en cas de perte totale est plafonnée à la valeur vénale du véhicule au jour du sinistre, pas à son prix d'achat. Cette valeur chute vite : la dépréciation est la plus forte sur les trois premières années, puis se ralentit.

Le point de bascule arrive quand la prime annuelle de casco complète devient disproportionnée par rapport à ce que l'assurance verserait au maximum. Payer 900 CHF par an pour couvrir un véhicule dont la valeur vénale est tombée à 4'000 CHF revient à assurer, sur cinq ans, davantage que le bien lui-même.

Basculer en casco partielle conserve la couverture des risques les plus coûteux et sans faute — vol, incendie, grêle — pour une fraction de la prime. Le simulateur de budget mensuel permet de voir ce que cet arbitrage libère sur l'année.

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Les questions qui reviennent

Quelle franchise choisir pour la casco ?
Celle dont l'économie de prime dépasse le surcoût attendu en cas de sinistre. Passer de 500 à 1'000 CHF de franchise économise une somme fixe chaque année et coûte 500 CHF de plus le jour d'un sinistre. Si vous déclarez un dommage moins d'une fois tous les trois ans, la franchise haute est gagnante. Le calculateur ci-dessus fait la comparaison sur vos propres chiffres.
Faut-il déclarer un petit dommage à son assurance ?
Pas toujours. Un sinistre déclaré coûte la franchise, puis une hausse de prime pendant plusieurs années par le jeu du malus. Sur un dommage de 1'200 CHF avec 1'000 CHF de franchise, l'assurance ne verse que 200 CHF — pour une majoration qui peut dépasser cette somme dès la première année. Le calcul se fait avant d'appeler.
La RC automobile est-elle obligatoire en Suisse ?
Oui. Aucun véhicule ne peut être immatriculé sans responsabilité civile : c'est l'attestation d'assurance qui déclenche la délivrance des plaques. La casco, partielle ou complète, reste facultative — sauf exigence du bailleur en cas de leasing, qui impose systématiquement la casco complète.
Les échelles de bonus et malus sont-elles les mêmes partout ?
Non, et c'est ce qui rend la comparaison difficile. Le système suisse a été déréglementé : chaque assureur définit sa propre échelle, ses paliers et sa vitesse de retour au bonus après un sinistre. Deux contrats affichant le même degré de bonus ne représentent donc pas la même réalité tarifaire.
Que couvre la casco partielle et pas la casco complète ?
L'inverse. La casco partielle couvre les dommages sans faute du conducteur : vol, incendie, bris de glace, forces de la nature, collision avec un animal. La casco complète ajoute les dommages que vous causez vous-même à votre propre véhicule. C'est cette seconde couche qui coûte cher, et elle perd de sa pertinence à mesure que le véhicule vieillit.
Quand arrêter la casco complète sur une voiture ancienne ?
Quand la prime annuelle devient disproportionnée par rapport à la valeur vénale du véhicule. L'indemnité en cas de perte totale est plafonnée à cette valeur, qui chute vite : un véhicule de dix ans ne vaut souvent plus que quelques milliers de francs. Payer 900 CHF par an pour assurer 4'000 CHF de valeur résiduelle est rarement défendable.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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