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Calcul Suisse

Calculateur des indemnités journalières de maladie

EmploiSources et portée

Trois semaines de salaire la première année, puis l'assurance prend le relais — si elle existe.

  • DomaineEmploi
  • AccèsGratuit, sans inscription

Durées de l'échelle bernoise, la référence la plus courante.

Revenu perçu pendant l'arrêt

-- CHF
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Détail du calcul
Salaire dû par l'employeur --
Indemnité de l'assurance --
Salaire si vous aviez travaillé --
Manque à gagner --
Revenu mensuel moyen pendant l'arrêt --

Montants bruts, avant impôts et cotisations. Les durées de l'obligation de l'employeur suivent l'échelle bernoise ; votre contrat ou votre convention collective peut prévoir mieux.

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  1. Ce que la loi impose vraiment
  2. Pourquoi le taux standard est de 80 %
  3. Le délai d'attente ne vous laisse pas sans revenu
  4. Après l'employeur, l'assurance ; après l'assurance, l'AI
  5. L'indépendant, seul face au premier jour

Un salarié dans sa première année de service qui tombe malade a droit à trois semaines de salaire. Pas trois mois, pas six : trois semaines. Ce que la loi garantit au-delà dépend de l'ancienneté et de l'échelle appliquée par le canton du tribunal compétent.

Tout le reste — les 720 jours à 80 % dont on entend parler — relève d'un contrat d'assurance que l'employeur n'est pas obligé de souscrire.

Ce que la loi impose vraiment

L'article 324a du Code des obligations pose le principe : quand le travailleur est empêché de travailler sans faute de sa part pour des causes inhérentes à sa personne — maladie, accident, obligation légale —, l'employeur lui verse le salaire pour un temps limité.

Deux conditions encadrent ce droit. Les rapports de travail doivent avoir duré plus de trois mois ou avoir été conclus pour plus de trois mois : un contrat de deux mois n'ouvre aucun droit. Et la durée est de trois semaines pendant la première année de service, puis « une période plus longue fixée équitablement, compte tenu de la durée des rapports de travail et des circonstances particulières ».

Cette formule volontairement floue a donné naissance à trois barèmes jurisprudentiels — les échelles bernoise, zurichoise et bâloise — qui traduisent l'ancienneté en mois de salaire. Le calculateur applique l'échelle bernoise, la plus répandue en Suisse romande.

Année de serviceSalaire dû (échelle bernoise)
1re année3 semaines
2e année1 mois
3e et 4e année2 mois
5e à 9e année3 mois
10e année et au-delà4 mois, puis progression

Un accord écrit, un contrat-type de travail ou une convention collective peut déroger à ces règles, à condition d'accorder au travailleur des prestations au moins équivalentes. C'est ce qui rend l'assurance collective juridiquement possible.

Pourquoi le taux standard est de 80 %

Le chiffre ne sort pas de nulle part. L'article 324b prévoit que l'employeur ne doit plus le salaire lorsque les prestations d'assurance couvrent les quatre cinquièmes au moins du salaire pour la période concernée. En dessous, il doit payer la différence entre les prestations et ces quatre cinquièmes.

Un contrat collectif à 80 % libère donc exactement l'employeur de son obligation. À 70 %, il resterait redevable de 10 points — raison pour laquelle les contrats à moins de 80 % sont rares.

Le délai d'attente ne vous laisse pas sans revenu

C'est le malentendu le plus fréquent. Un délai d'attente de 30 ou 60 jours ne signifie pas un ou deux mois sans rien : lorsque les prestations d'assurance ne sont versées qu'après un délai d'attente, l'employeur doit verser pendant cette période quatre cinquièmes au moins du salaire.

Le délai d'attente est un instrument de tarification pour l'employeur, pas une franchise pour le salarié. Un employeur qui choisit 60 jours plutôt que 14 paie une prime plus basse et assume lui-même les deux premiers mois.

Le piège se referme ailleurs : si l'obligation légale de l'employeur au titre de l'article 324a est plus courte que le délai d'attente et qu'aucune assurance n'existe, le salarié se retrouve effectivement sans revenu. Un employé de première année sans assurance collective touche trois semaines, puis plus rien.

Après l'employeur, l'assurance ; après l'assurance, l'AI

Les contrats collectifs prévoient typiquement 720 jours indemnisés sur une période de 900, délai d'attente compris. Ce n'est pas une règle légale mais une convention de marché, alignée sur le délai d'attente d'un an de l'assurance invalidité plus une marge.

La logique du système est un relais en trois temps : l'employeur d'abord, l'assurance perte de gain ensuite, l'assurance invalidité enfin si l'incapacité devient durable. Chaque maillon manquant crée un trou de revenu, et le plus souvent c'est le deuxième qui manque.

La couverture du risque invalidité mesure ce que le troisième maillon verse réellement, généralement bien en dessous du salaire.

L'indépendant, seul face au premier jour

Un indépendant n'a ni employeur tenu par l'article 324a, ni assurance collective. Sans contrat de perte de gain souscrit à titre individuel, un arrêt maladie signifie zéro revenu dès le premier jour, pour une durée illimitée.

C'est la couverture la plus importante et la moins souscrite chez les indépendants suisses, souvent parce que la prime paraît chère comparée aux charges sociales déjà supportées. Le calcul se fait pourtant simplement : combien de mois pouvez-vous tenir sans aucune rentrée.

Les questions qui reviennent

Combien de temps l'employeur doit-il payer le salaire en cas de maladie ?
Pendant la première année de service, trois semaines au minimum, puis une période plus longue fixée équitablement selon la durée des rapports de travail. Cette obligation ne s'applique que si les rapports de travail ont duré plus de trois mois ou ont été conclus pour plus de trois mois. Les échelles bernoise, zurichoise et bâloise servent de référence pour les années suivantes. (Source : art. 324a CO)
Que se passe-t-il si l'employeur a souscrit une assurance perte de gain ?
L'employeur ne doit plus le salaire dès lors que les prestations d'assurance couvrent au moins les quatre cinquièmes du salaire pour la période concernée. Si elles sont inférieures, il doit payer la différence entre les prestations et ces quatre cinquièmes. C'est pourquoi 80 % est le taux standard des contrats collectifs. (Source : art. 324b CO)
Qui paie pendant le délai d'attente de l'assurance ?
L'employeur. Lorsque les prestations d'assurance ne sont versées qu'après un délai d'attente, il doit verser pendant cette période quatre cinquièmes au moins du salaire. Un délai d'attente de 30 ou 60 jours ne laisse donc pas le salarié sans revenu, contrairement à une idée répandue. (Source : art. 324b al. 3 CO)
Combien de temps l'assurance verse-t-elle l'indemnité ?
Les contrats collectifs d'indemnité journalière prévoient typiquement 720 jours indemnisés sur une période de 900, délai d'attente compris. Cette durée n'est pas imposée par la loi : elle relève du contrat, et les conditions générales de votre employeur font foi. Au-delà, le relais est censé être pris par l'assurance invalidité.
Un indépendant touche-t-il une indemnité journalière en cas de maladie ?
Rien d'automatique. L'indépendant n'a ni employeur tenu par l'article 324a CO, ni assurance collective. Sans contrat de perte de gain souscrit à titre individuel, un arrêt maladie signifie zéro revenu dès le premier jour. C'est la couverture la plus importante et la moins répandue chez les indépendants suisses.
L'indemnité journalière maladie est-elle imposable ?
Oui, elle constitue un revenu de remplacement imposable, à déclarer comme le salaire. Elle est en revanche soumise aux cotisations sociales selon des règles propres au type de contrat. Le calcul du salaire brut en net donne l'ordre de grandeur de la charge fiscale sur ce revenu.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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