Aller au contenu principal
Prévoyance LPP

LPP

Deuxième pilier de prévoyance professionnelle, obligatoire pour les salariés gagnant plus de 22'680 CHF par an.

La loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) régit le deuxième pilier du système de retraite suisse. Elle impose une épargne obligatoire pour tous les salariés dont le revenu annuel dépasse le seuil d’entrée, afin de compléter la rente AVS et maintenir le niveau de vie à la retraite.

Comment ça fonctionne en Suisse

La LPP s’applique obligatoirement aux salariés dont le salaire annuel dépasse 22’680 CHF (seuil d’entrée). L’employeur doit affilier ces collaborateurs à une institution de prévoyance (caisse de pension). Les cotisations sont partagées entre employeur et employé, l’employeur prenant en charge au minimum 50 % du total.

Le salaire assuré, appelé salaire coordonné, correspond au salaire brut moins la déduction de coordination de 26’460 CHF. Ce salaire coordonné se situe entre un minimum de 3’780 CHF et un maximum de 64’260 CHF par an. C’est sur cette base que les cotisations sont calculées.

Les taux de bonification de vieillesse augmentent avec l’âge pour compenser les années d’épargne restantes plus courtes : 7 % du salaire coordonné entre 25 et 34 ans, 10 % entre 35 et 44 ans, 15 % entre 45 et 54 ans, et 18 % entre 55 et 65 ans. L’assurance LPP débute à 25 ans pour les risques vieillesse (dès 18 ans pour les risques décès et invalidité).

À la retraite, le capital accumulé est converti en rente au moyen du taux de conversion légal de 6,8 % pour la part obligatoire. Un capital de 100’000 CHF donne ainsi une rente annuelle de 6’800 CHF. Le taux effectif appliqué par les caisses de pension sur la part surobligatoire est souvent inférieur, généralement entre 5 % et 6 %.

Points clés

  • L’affiliation est obligatoire dès que le salaire annuel dépasse 22’680 CHF, avec un début des cotisations vieillesse à 25 ans.
  • L’employeur finance au minimum la moitié des cotisations ; de nombreuses caisses offrent des plans avec une participation patronale plus élevée.
  • Le rachat d’années de cotisation permet de combler des lacunes et de réduire le revenu imposable, ce qui en fait un outil de planification fiscale courant.
  • Le retrait en capital (au lieu de la rente) est possible en totalité ou en partie, selon le règlement de la caisse de pension, à condition d’en faire la demande dans les délais prescrits.
  • Le libre passage garantit que l’avoir de prévoyance suit l’assuré lors d’un changement d’employeur, via un compte ou une police de libre passage.

Sources

  • OFAS (bsv.admin.ch), barèmes LPP 2026

Le Bulletin Suisse

Chiffres-clés, analyses du marché et astuces fiscales — 2x par mois, directement dans votre boîte mail.

Pas de spam. Désinscription en un clic. Confidentialité