Aller au contenu
Calcul Suisse

Calculateur de l’hypothèque à la retraite

Règles d’amortissement ASB 2025 et pratiques bancaires vérifiées en septembre 2026Sources et portée

Le revenu baisse à la retraite, pas les charges théoriques du logement. Le calcul donne la dette que vos rentes tiennent encore et la somme à amortir avant l’échéance.

  • DomaineImmobilier
  • AccèsGratuit, sans inscription

Valeur retenue par la banque, souvent inférieure au prix payé.

Pilier 3a ou police nantis, déjà prévus pour rembourser à la retraite.

Montant annuel réellement retenu par la banque. Incluez la 13e rente si elle entre dans son évaluation.

Zéro si vous retirez tout en capital ; comptez alors les revenus de ce capital dans la ligne suivante.

Loyers encaissés, rente du pilier 3a, activité poursuivie, rendement d’un capital.

Hypothèses de capacité financière de la banque

Pratique courante : 5 %. Ce n’est pas votre taux réel.

Pratique courante : 1 % de la valeur du bien par an.

Un tiers du revenu dans la pratique courante ; certaines banques vont jusqu’à 38 % à l’âge AVS.

Amortissement et limite de dette à la retraite

Zéro si votre plan d’amortissement se termine avant la retraite.

Sert uniquement à déclencher une alerte. Zéro pour la désactiver.

Pratique indiquée notamment par Raiffeisen et UBS, absente des directives de l’ASB.

Utilisée seulement si la case ci-dessus est cochée. Les deux tiers correspondent à 66,7 % ; certaines banques annoncent 65 %.

Ce qu’il reste à amortir d’ici la retraite

167'200 CHF à amortir

À la retraite, vos charges théoriques atteindraient 43,8 % de vos revenus, pour une limite de 33,3 %.

Détail du calcul
Revenu annuel attendu à la retraite80'000 CHF
Dette au moment de la retraiteDette actuelle moins les avoirs nantis.500'000 CHF
Charges théoriques annuellesIntérêt théorique, entretien et amortissement convenu.35'000 CHF
Dette maximale tenue par ces revenus332'800 CHF
Dette cible retenueLa plus basse entre la tenue des charges et la règle du 2e rang.332'800 CHF
Tranche à amortir d’ici la retraite167'200 CHF
Années restantes10 ans
Effort d’amortissement16'720 CHF par an
Charges une fois la cible atteinte33,3 %
  1. Le problème n’est pas la dette, c’est le revenu qui tombe
  2. Ce que la règle impose, ce que la banque décide
  3. La méthode de calcul, pas à pas
  4. Un exemple chiffré
  5. Ce que le calcul ne dit pas
  6. Sources

Le problème n’est pas la dette, c’est le revenu qui tombe

Une hypothèque qui passait sans difficulté avec un salaire ne passe plus forcément avec des rentes. Le remplacement du revenu d’activité par la rente AVS et la rente de caisse de pension se situe couramment autour de 60 %, tandis que les charges théoriques du logement, elles, ne bougent pas : elles se calculent sur la dette et sur la valeur du bien, pas sur ce que vous gagnez.

Raiffeisen publie un exemple qui montre le basculement. Pour un bien de 1 000 000 CHF et un revenu d’activité de 130 000 CHF, les charges théoriques de 35 000 CHF représentent 26,9 % du revenu, largement dans les clous. Le même ménage, une fois à la retraite avec 80 000 CHF de rentes, se retrouve à 43,8 %. Rien n’a changé au logement ; seul le dénominateur a changé.

Ce calculateur chiffre l’écart avant qu’il ne se présente, et le traduit en une somme à amortir et en un effort annuel. Il ne remplace pas la décision de votre établissement, qui applique ses propres paramètres.

Votre solde bancaire ne dit pas ce que vous pouvez dépenser.

Les impôts à venir, les assurances et les factures annuelles prennent déjà une place dans votre budget. Notre guide vous aide à savoir ce qu’il reste pour vivre, vous faire plaisir et mettre de côté.

Recevez le guide gratuit. Sortie le 1 novembre 2026.

Mieux gérer son argent en Suisse

Votre prénom permet de personnaliser nos emails. Votre adresse sert à vous envoyer le guide à sa sortie et, si vous le souhaitez, nos conseils. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Confidentialité

Ce que la règle impose, ce que la banque décide

La distinction est capitale, et elle est souvent brouillée. Les directives de l’Association suisse des banquiers relatives aux exigences minimales pour les financements hypothécaires, reconnues comme standard prudentiel minimal par la FINMA au sens de l’article 7 alinéa 3 LFINMA, sont l’autorégulation à laquelle les banques doivent se tenir pour bénéficier de la pondération-risque préférentielle de l’ordonnance sur les fonds propres (OFR, RS 952.03). Leur 3e révision est en vigueur depuis le 1er janvier 2025. Elles contiennent deux exigences :

  • Fonds propres : une part minimale de 10 % de la valeur de nantissement ne provenant pas de l’avoir du 2e pilier, versement anticipé ou mise en gage.
  • Amortissement : la dette hypothécaire « doit être ramenée aux deux tiers de la valeur de nantissement de l’immeuble en l’espace de 15 ans maximum », de façon linéaire. L’amortissement indirect, par nantissement d’avoirs du pilier 3a, de polices d’assurance-vie ou d’autres actifs bancables, est expressément admis.

Ce texte ne mentionne ni taux d’intérêt théorique, ni limite de charges, ni âge de la retraite. Tout le reste relève de la politique de crédit de chaque établissement :

  • Taux théorique de 5 % : UBS indique que les hypothèques « ne sont pas calculées avec les taux d’intérêt actuels, mais avec un taux d’intérêt théorique de 5 % ». Raiffeisen retient le même taux indicatif.
  • Un tiers du revenu : UBS plafonne les frais fixes du logement à un tiers du revenu du ménage. Raiffeisen porte cette limite à 38 % à l’âge AVS, parce qu’aucune déduction sociale ne s’applique plus sur les rentes.
  • 1 % pour l’entretien : les charges retenues comprennent les intérêts, l’amortissement convenu et les frais d’entretien, estimés forfaitairement.
  • 2e rang amorti à la retraite : UBS et Raiffeisen indiquent toutes deux que le 2e rang doit être remboursé en 15 ans, mais au plus tard au moment de la retraite. C’est une pratique, pas la directive.

Le calculateur applique par défaut les valeurs les plus répandues, et les laisse toutes modifiables. Demandez les vôtres à votre conseiller hypothécaire avant de conclure quoi que ce soit.

La méthode de calcul, pas à pas

  • Revenu de retraite : rente AVS + rente de caisse de pension + autres revenus annuels. Ces montants sont saisis, jamais déduits d’un salaire actuel.
  • Dette au moment de la retraite : dette actuelle moins les avoirs nantis en amortissement indirect, qui seront libérés et affectés au remboursement.
  • Charges théoriques : dette projetée × taux théorique + valeur de nantissement × taux d’entretien + amortissement contractuel encore dû.
  • Ratio de charges : charges théoriques ÷ revenu de retraite. C’est le chiffre que la banque compare à sa limite.
  • Dette maximale tenue : (limite × revenu − entretien − amortissement convenu) ÷ taux théorique, bornée à zéro. Si l’entretien absorbe déjà toute la marge, aucune dette ne passe.
  • Dette cible : la dette maximale tenue, ou la part maximale de la valeur si vous avez indiqué que votre banque exige le 2e rang amorti à la retraite, en retenant la plus basse des deux.
  • Tranche à amortir : dette projetée − dette cible, bornée à zéro. Effort annuel : cette tranche divisée par le nombre d’années qui vous séparent de la retraite.

Un exemple chiffré

Bien évalué à 1 000 000 CHF, dette de 500 000 CHF, aucun avoir nanti, retraite dans dix ans, revenu attendu de 80 000 CHF, taux théorique de 5 %, entretien de 1 %, limite d’un tiers arrondie à 33,3 %.

  • Charges : 500 000 × 5 % + 1 000 000 × 1 % = 25 000 + 10 000 = 35 000 CHF, soit 43,8 % du revenu.
  • Marge admise : 33,3 % × 80 000 − 10 000 = 26 640 − 10 000 = 16 640 CHF d’intérêts théoriques.
  • Dette maximale tenue : 16 640 ÷ 5 % = 332 800 CHF.
  • Tranche à amortir : 500 000 − 332 800 = 167 200 CHF, soit 16 720 CHF par an sur dix ans.

Avec la limite de 38 % appliquée par Raiffeisen à l’âge AVS, la marge passe à 20 400 CHF, la dette maximale à 408 000 CHF et la tranche tombe à 92 000 CHF, soit 9 200 CHF par an. Le choix du paramètre change le résultat du simple au double : c’est la raison pour laquelle il faut demander le sien plutôt que retenir une moyenne.

Ce que le calcul ne dit pas

  • La fortune financière n’est pas modélisée. Plusieurs banques acceptent d’en tenir compte, en revenu théorique ou en nantissement. Aucune règle commune ne s’applique, et l’effet peut être décisif.
  • Aucun impôt n’entre dans ce calcul. La tenue des charges se juge sur le revenu brut. La fiscalité de l’amortissement, elle, se joue ailleurs : voir amortissement direct ou indirect.
  • Le délai de 15 ans des directives de l’ASB n’est pas calculé ici, faute de connaître la date de votre financement. Si ce délai expire avant votre retraite, c’est lui qui commande, et votre plan d’amortissement en cours le reflète déjà : reportez-le dans le champ prévu.
  • Une hypothèque en cours n’est pas remise en cause du jour au lendemain. Le réexamen a lieu lors d’un renouvellement ou d’une augmentation. C’est le refus de prolonger aux mêmes conditions qui constitue le risque réel.
  • La libération du pilier 3a obéit à ses propres règles. La fenêtre vieillesse commence cinq ans avant l’âge de référence AVS ; un versement anticipé pour le logement ou le remboursement hypothécaire a ses propres conditions. Cette simulation affecte les avoirs nantis au remboursement à la retraite. Vérifiez ce calendrier auprès de votre banque et de votre institution 3a.

Si l’effort annuel est hors de portée et qu’aucun levier ne suffit, d’autres pistes existent, à chiffrer sans précipitation : la mise en location du bien avec un logement plus petit, ou le viager, qui transforme le patrimoine en revenu au prix de la valeur transmise.

Sources

Paramètres vérifiés en septembre 2026. Les résultats sont indicatifs : seule votre banque décide de la tenue des charges, avec ses propres paramètres et son appréciation de votre situation globale.

Les questions qui reviennent

Quelles règles la banque est-elle vraiment obligée de respecter ?
Les directives de l’Association suisse des banquiers relatives aux exigences minimales pour les financements hypothécaires, reconnues comme standard prudentiel minimal par la FINMA et en vigueur depuis le 1er janvier 2025, donnent deux minima utiles à ce calcul : 10 % de fonds propres sur la valeur de nantissement ne provenant pas du 2e pilier, et une dette ramenée aux deux tiers de cette valeur en 15 ans au maximum, par amortissement linéaire. Ces directives ne citent ni taux d’intérêt théorique, ni limite de charges, ni âge de la retraite.
D’où viennent alors le taux de 5 % et la limite d’un tiers du revenu ?
De la pratique des banques, pas d’un texte contraignant. UBS indique calculer avec un taux théorique de 5 % et plafonner les frais fixes du logement à un tiers du revenu du ménage. Raiffeisen retient le même taux indicatif de 5 % et porte la limite à 38 % à l’âge AVS, au motif qu’aucune déduction sociale ne s’applique plus. Chaque établissement fixe ses propres paramètres, ce qui explique pourquoi ils sont modifiables dans le calculateur.
Ma banque peut-elle exiger le remboursement parce que mes rentes ne suffisent plus ?
La tenue des charges est réexaminée aux moments où le contrat le permet, en particulier lors du renouvellement d’une tranche à taux fixe ou d’une augmentation. Une hypothèque en cours n’est pas résiliée du jour où vous prenez votre retraite. Le risque concret est un refus de prolonger aux mêmes conditions, ce qui laisse à choisir entre amortir, vendre, ou trouver un autre établissement. Anticiper plusieurs années à l’avance change radicalement les options disponibles.
Les avoirs du pilier 3a nantis comptent-ils dans le calcul ?
Le modèle suppose que les avoirs nantis sont libérés et affectés au remboursement à la retraite. Ils diminuent donc la dette projetée à cette date, sans réduire par eux-mêmes la dette actuelle. Le versement vieillesse du 3a peut commencer cinq ans avant l’âge de référence AVS. Un versement anticipé pour le logement occupé par son propriétaire ou le remboursement de son prêt hypothécaire relève de règles distinctes. Faites confirmer le calendrier et la libération du nantissement par la banque et l’institution 3a.
Que faire si l’effort annuel calculé est hors de portée ?
Trois leviers existent. Augmenter le revenu pris en compte à la retraite, par exemple en choisissant la rente de caisse de pension plutôt que le capital, ce qui améliore la tenue des charges même si le patrimoine baisse. Réduire la dette autrement qu’avec l’épargne courante, avec un capital de prévoyance ou la vente d’un autre actif. Ou changer de logement pendant que la décision vous appartient encore. Une banque qui refuse de prolonger n’offre pas ces trois options.
La fortune financière est-elle prise en compte par les banques ?
Plusieurs établissements acceptent de considérer une fortune libre importante, soit en la comptant comme revenu théorique sur la durée restante, soit en l’exigeant en nantissement. Cette pratique n’est ni générale ni codifiée, et elle ne figure pas dans ce calculateur. Si vous disposez d’un patrimoine significatif hors immobilier, demandez à votre banque comment elle le traite avant de conclure que les charges ne passent pas.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

Ahrefs mesure la fréquentation sans cookies et reste actif quel que soit ce choix.

« Refuser » retire votre accord pour Clarity. S’il est actif, la page sera rechargée : terminez vos calculs avant de continuer.