Quarante francs, une fois par an, pour tout le réseau autoroutier suisse. C’est le principe le plus simple de la fiscalité routière helvétique — et le plus rigide : il n’existe aucune formule courte.
Passer de la vignette 2026 à 2027
La vignette 2026 reste valable jusqu’au 31 janvier 2027. La règle annuelle de l’OFDF donne au millésime 2027 une validité du 1er décembre 2026 au 31 janvier 2028. Au 19 septembre 2026, le tarif officiel reste de 40 CHF. Pour l’achat du prochain millésime, vérifiez sa disponibilité à l’ouverture de la période sur le portail officiel. OFDF, validité et prix.
Les faits, en trois lignes
Le prix. 40 francs, en autocollant comme en version électronique. Le montant est identique et n’a pas bougé depuis longtemps.
La validité. Quatorze mois. La vignette 2026 est valable du 1er décembre 2025 au 31 janvier 2027. Ce chevauchement de deux mois évite toute rupture au changement d’année : en décembre et en janvier, deux millésimes coexistent.
L’absence d’alternative. Il n’existe ni vignette journalière, ni hebdomadaire, ni mensuelle. Un automobiliste étranger de passage pour un aller-retour paie le même montant qu’un pendulaire quotidien.
Autocollant ou e-vignette
La vignette électronique s’achète sur le portail de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières. Elle est liée à la plaque d’immatriculation, pas au véhicule ni au conducteur, et ne nécessite aucun autocollant.
Ses avantages sont pratiques : pas de manipulation sur le pare-brise, pas de perte au remplacement d’un pare-brise, achat possible depuis l’étranger avant le départ. Elle représente désormais près de la moitié des ventes.
Deux points de vigilance. Un changement de plaques n’entraîne pas le transfert automatique de la vignette électronique : la démarche est à refaire. Et pour un véhicule vendu, la vignette électronique reste attachée aux plaques, non au véhicule cédé.
Pour l’autocollant, la règle de pose compte autant que l’achat. Une vignette simplement posée derrière le pare-brise, glissée dans un porte-document ou fixée avec du ruban adhésif n’est pas considérée comme valable, et l’amende s’applique comme en l’absence totale de vignette.
Ce que la vignette couvre, et ce qu’elle ne couvre pas
La redevance porte sur l’utilisation des routes nationales soumises à la redevance : autoroutes et semi-autoroutes. Le reste du réseau — cantonal, communal — est libre d’accès.
Il est donc parfaitement légal de circuler en Suisse sans vignette, à condition d’éviter ces axes. Pour un résident, cette option est théorique : les autoroutes structurent tous les trajets interurbains. Pour un visiteur qui passe une fois dans l’année par un tronçon court, le calcul mérite d’être fait — quelques dizaines de minutes de détour contre quarante francs.
La vignette ne couvre pas les tunnels à péage exploités séparément, ni les redevances des pays voisins. Un trajet qui traverse la Suisse pour rejoindre l’Italie ou l’Autriche suppose leurs propres vignettes ou péages.
Les alternatives, quand il y en a
Trois situations justifient de ne pas acheter de vignette.
Le véhicule qui ne roule pas. Une voiture immobilisée l’hiver, un véhicule de collection sorti quelques week-ends par an sur des routes secondaires. La vignette n’est pas liée à la détention mais à l’usage des routes nationales.
Le passage unique et court. Traverser une frontière pour quelques kilomètres, quand un itinéraire secondaire existe. Le détour se chiffre en temps et en carburant : le budget carburant donne le coût réel des kilomètres supplémentaires.
Le ménage qui renonce à une seconde voiture. C’est l’arbitrage le plus rentable, et la vignette n’en est qu’une ligne. Le coût total d’une voiture additionne l’ensemble, et le calculateur d’abonnement général chiffre l’alternative en transports publics.
La vignette dans le budget d’un véhicule
Quarante francs par an, c’est trois francs par mois. Rapporté aux autres postes d’une voiture — assurance, impôt cantonal, carburant, entretien, amortissement —, c’est la ligne la plus faible du budget.
Son intérêt pour un automobiliste est ailleurs : elle est le seul poste totalement prévisible, identique pour tous les véhicules légers, et indépendant du kilométrage. Contrairement à l’assurance, à l’impôt cantonal ou au carburant, elle ne se négocie pas et ne se réduit pas.
Ce qu’il faut retenir
- 40 francs, autocollant ou électronique, prix identique.
- Valable quatorze mois : du 1er décembre au 31 janvier de la deuxième année suivante.
- Aucune vignette journalière, hebdomadaire ou mensuelle.
- L’e-vignette est liée à la plaque, et ne suit pas un changement d’immatriculation.
- Une vignette autocollante mal apposée vaut absence de vignette.
- Elle n’est exigée que sur les routes nationales soumises à la redevance.
Prochaine étape : si vous roulez peu, additionnez tous les postes de votre véhicule avant de conclure que la vignette est ce qui coûte cher. Le calcul du coût total d’une voiture remet chaque ligne à sa place.