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Calcul Suisse

Planificateur de budget 50/30/20

Barèmes vérifiés : août 2026Sources et portée

Une règle américaine appliquée à un net suisse, d'où l'impôt et la prime maladie n'ont pas encore été retirés.

  • DomaineFinance
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Détail du calcul
Impôt et prime maladie --
Besoins — cible 50 % --
Envies — cible 30 % --
Épargne — cible 20 % --
Solde non affecté --

La règle s'applique au revenu disponible, une fois l'impôt et la prime déduits.

  1. Une règle transplantée
  2. La version qui fonctionne
  3. Ce que contient chaque bloc
  4. Les deux seuls postes qui bougent vraiment
  5. Protéger le bloc de l'épargne
  6. Quand la règle ne s'applique pas

Une règle transplantée

La répartition 50/30/20 vient des États-Unis, où elle s'applique à un revenu after tax dont l'impôt fédéral et d'État a déjà été retenu, et où la couverture santé passe le plus souvent par l'employeur.

Appliquée telle quelle à un salaire suisse, elle échoue pour une raison mécanique : deux postes majeurs sortent du net et non du brut.

L'impôt se paie sur acomptes ou en une fois l'année suivante, pour tout résident non soumis à l'impôt à la source. Il n'apparaît pas sur la fiche de paie.

La prime d'assurance maladie est individuelle et intégralement à la charge de l'assuré. En 2026, la prime moyenne d'un adulte s'élève à 465,3 francs par mois, et la prime moyenne tous âges confondus à 393,3 francs.

À eux deux, ces postes absorbent couramment un cinquième à un quart du net. Chercher à loger les besoins dans 50 % d'un net qui les contient encore revient à viser une cible fausse.

Votre solde bancaire ne dit pas ce que vous pouvez dépenser.

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La version qui fonctionne

La correction est simple : appliquer la règle au revenu disponible, c'est-à-dire au net une fois l'impôt et la prime déduits.

Sur un net de 6'000 francs avec 700 francs d'impôt et 300 francs de prime, le disponible est de 5'000 francs. Les cibles deviennent 2'500 pour les besoins, 1'500 pour les envies, 1'000 pour l'épargne — des montants atteignables, là où 3'000 / 1'800 / 1'200 sur le net brut ne l'étaient pas.

Cette reformulation a un mérite supplémentaire : elle rend visible le poids réel de l'impôt et de la prime, que la plupart des budgets traitent comme des imprévus alors qu'ils sont parfaitement prévisibles.

Ce que contient chaque bloc

Bloc Contenu Marge de manœuvre
Besoins, 50 % Loyer et charges, alimentation, transport, assurances obligatoires, minimum vital Le loyer, et lui seul
Envies, 30 % Restaurants, loisirs, vacances, abonnements, achats non nécessaires Totale, mais douloureuse
Épargne, 20 % Réserve de sécurité, pilier 3a, remboursement de dettes au-delà du minimum, placements C'est le bloc à protéger

La frontière entre besoin et envie se discute à l'infini. Un critère opérationnel : un besoin est ce qu'on paierait même en cas de perte d'emploi. Le loyer, oui. L'abonnement de fitness, non — quelle qu'en soit l'utilité.

Les deux seuls postes qui bougent vraiment

Sur un budget suisse, deux postes se travaillent vraiment. Les autres bougent peu, quel que soit l'effort.

Le loyer décide de tout le reste. La règle bancaire veut qu'il ne dépasse pas 33 % du revenu brut, et c'est aussi le seuil au-delà duquel les besoins débordent presque toujours des 50 %. C'est le seul poste dont une modification change durablement l'équilibre — et le seul qui demande un déménagement.

La franchise de l'assurance maladie déplace la prime de plus de cent francs par mois entre la franchise minimale et la maximale. Le bon réglage dépend de votre consommation de soins, et il se calcule : le comparateur de franchise chiffre le point de bascule sur vos frais réels.

Trois postes se réduisent moins qu'on ne l'espère. L'alimentation a un plancher ; le transport dépend du domicile et du lieu de travail ; les assurances obligatoires ne se négocient pas. Les traquer rapporte peu et coûte beaucoup d'énergie.

Protéger le bloc de l'épargne

La faiblesse structurelle de la règle est que l'épargne vient en dernier, donc absorbe tous les dépassements. L'inverser règle le problème : virer les 20 % en début de mois, vers un compte distinct, et vivre avec ce qui reste.

Dans l'ordre d'affectation, trois priorités.

La réserve de sécurité d'abord, jusqu'à trois à six mois de dépenses. Son rendement réel est négatif, et ce n'est pas le sujet : sa fonction est d'exister le jour où il faut.

Le pilier 3a ensuite. Sa déduction fiscale est un rendement immédiat et certain, qui améliore mécaniquement l'impôt de l'année suivante — donc le revenu disponible. Le simulateur 3a chiffre l'économie.

Le placement en dernier, une fois les deux premiers postes servis, et seulement pour un horizon supérieur à cinq ans. Le calculateur de frais de placement montre ce que coûte l'accès aux marchés.

Quand la règle ne s'applique pas

Trois situations rendent l'exercice trompeur plutôt qu'utile.

Un revenu proche du minimum vital. Les besoins y dépassent structurellement 50 %, et aucun arbitrage ne le change. La question devient celle des subsides d'assurance maladie et des prestations sous condition de ressources, pas celle de la répartition.

Un revenu très élevé. Les besoins n'augmentent pas proportionnellement, et viser 50 % revient à s'autoriser un train de vie sans rapport avec la nécessité. Le raisonnement pertinent devient le taux d'épargne, pas la répartition.

Un revenu irrégulier. Pour un indépendant, la règle se calcule sur une moyenne annuelle et non mensuelle, et la réserve doit couvrir davantage que trois mois. Le seuil de rentabilité est l'outil approprié.

Les questions qui reviennent

Qu'est-ce que la règle 50/30/20 ?
Une répartition du revenu net popularisée aux États-Unis : 50 % pour les besoins incompressibles, 30 % pour les envies, 20 % pour l'épargne et le remboursement de dettes. Sa force est sa simplicité ; sa faiblesse est qu'elle suppose un net dont l'impôt et la couverture santé sont déjà déduits.
Pourquoi ne fonctionne-t-elle pas telle quelle en Suisse ?
Parce que deux postes majeurs sortent du net suisse alors qu'ils sont prélevés à la source ailleurs. L'impôt n'est pas retenu sur le salaire d'un résident non soumis à l'impôt à la source, et la prime d'assurance maladie — 465,3 francs par mois en moyenne pour un adulte en 2026 — se paie sur le net. À eux deux, ils absorbent souvent un quart du salaire.
Quelle répartition viser en Suisse alors ?
La règle reste utile si on la calcule sur un net après impôt et après prime — ce que le calculateur ci-dessus appelle le revenu disponible. Sur cette base, 50/30/20 redevient un objectif atteignable, et l'écart avec la réalité se lit directement.
Le loyer entre-t-il dans les 50 % ?
Oui, et c'est le poste dominant. La règle bancaire suisse veut par ailleurs qu'un loyer ne dépasse pas 33 % du revenu brut. Les deux repères se recoupent : un loyer conforme au tiers du brut laisse en général la place aux autres besoins dans les 50 %.
Que compte-t-on dans les 20 % ?
L'épargne au sens large : constitution de la réserve de sécurité, versements au pilier 3a, remboursement de dettes au-delà du minimum exigé, et placements. Le pilier 3a mérite d'y figurer en premier, puisque sa déduction fiscale améliore mécaniquement le net de l'année suivante.
Que faire si les besoins dépassent 50 % ?
C'est le cas le plus fréquent, et il ne signale pas un échec. Deux postes se travaillent réellement : le loyer, qui décide de tout le reste, et la franchise de l'assurance maladie, dont le bon réglage change la prime de plus de cent francs par mois. Les autres besoins bougent peu.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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