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Calcul Suisse

Calculateur d’imposition d’un bonus

Barèmes 2026 · Barèmes vérifiés : août 2026Sources et portée

Aucun régime de faveur : le bonus s'ajoute au salaire et se paie au taux marginal, pas au taux moyen.

  • DomaineImpôts
  • AccèsGratuit, sans inscription

À vérifier dans le règlement de votre caisse de pension.

Ce qui vous reste du bonus

-- CHF

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Détail du calcul
Cotisations sociales sur le bonus --
Impôt supplémentaire --
Taux marginal sur le bonus --
Taux moyen sur le salaire seul --
Ponction totale --

Estimation sur les taux effectifs moyens du chef-lieu cantonal.

  1. Il n'y a pas de fiscalité du bonus
  2. La progressivité, et rien d'autre
  3. Les cotisations sociales, poste par poste
  4. L'année d'imposition, et la marge qu'elle laisse
  5. Les trois façons d'atténuer la pointe
  6. Bonus, gratification et salaire variable
  7. Calculs liés à cette situation

Il n'y a pas de fiscalité du bonus

C'est le point de départ, et il déçoit souvent : le droit fiscal suisse ne connaît pas le bonus comme catégorie. L'art. 17 al. 1 LIFD énumère parmi les revenus imposables « les indemnités pour prestations spéciales, les commissions, les allocations, les primes pour ancienneté de service, les gratifications, les pourboires, les tantièmes » — tout cela est du revenu de l'activité lucrative, imposé comme le salaire.

Aucun taux réduit, donc, mais aucune surtaxe non plus. Ce qui produit la sensation d'être lourdement taxé est ailleurs.

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La progressivité, et rien d'autre

Un bonus s'ajoute au salaire. Il n'est donc pas imposé au taux moyen de votre revenu, mais au taux marginal — celui de la tranche la plus élevée que vous atteignez.

L'écart entre les deux est considérable. Sur un revenu de 120'000 francs, le taux moyen peut avoisiner 15 % là où le taux marginal dépasse 25 %. Un bonus de 20'000 francs n'est pas amputé de 15 %, mais de plus de 25 % — avant même les cotisations sociales. Le calculateur ci-dessus affiche les deux taux côte à côte, parce que c'est leur écart qui explique tout.

Le corollaire est utile : plus votre salaire de base est élevé, plus la part du bonus qui vous revient est faible. À revenus modestes, un bonus se garde presque entièrement ; au-delà des tranches supérieures, la moitié part.

Les cotisations sociales, poste par poste

Cotisation S'applique au bonus ? Remarque
AVS, AI, APG Oui, sans plafond 5,3 % pour la part salarié
Assurance chômage Oui, jusqu'au plafond 1,1 % jusqu'à 148'200 CHF de salaire annuel
Accident non professionnel Oui, jusqu'au gain assuré Taux propre à l'employeur
Prévoyance professionnelle Selon le règlement Beaucoup de caisses excluent les éléments variables

Le poste LPP mérite un mot, parce qu'il est ambivalent. Si le règlement de votre caisse inclut le bonus dans le salaire assuré, la cotisation réduit le net immédiat, mais elle alimente votre avoir de prévoyance et se déduit du revenu imposable : ce n'est pas une perte. S'il l'exclut, le net est plus élevé mais l'avoir ne progresse pas. Le règlement de la caisse tranche la question, pas le contrat de travail.

L'année d'imposition, et la marge qu'elle laisse

Le bonus est imposé l'année de son encaissement, non celle de l'exercice auquel il se rapporte. Un bonus versé en mars 2027 au titre de 2026 relève de la période fiscale 2027.

Ce décalage ouvre une marge, mais étroite. Convenir avec l'employeur d'un versement décalé n'a d'effet fiscal que si l'accord intervient avant que la créance ne soit exigible. Reporter le paiement d'un bonus déjà dû ne déplace pas l'imposition : l'administration retient la date à laquelle le droit est né, et requalifie l'arrangement tardif.

La question vaut d'être posée dans deux situations : une année de revenus exceptionnellement élevés suivie d'une année creuse, ou un départ à la retraite qui fera chuter le revenu l'année suivante.

Les trois façons d'atténuer la pointe

Le rachat LPP. C'est de loin le plus efficace. Un rachat dans la caisse de pension se déduit intégralement du revenu imposable de l'année, et absorbe donc directement la tranche la plus chèrement imposée. Le potentiel figure sur le certificat de prévoyance, et le calculateur de rachat chiffre l'économie. Une réserve : un capital retiré dans les trois ans suivant un rachat fait perdre la déduction.

Le pilier 3a. Plafonné, donc d'effet limité sur un gros bonus, mais toujours bon à prendre s'il n'a pas été alimenté. Le simulateur 3a donne l'économie exacte.

Les déductions de l'année. Frais de formation professionnelle, frais de garde, dons : leur effet est proportionnel au taux marginal, donc maximal l'année d'un bonus. Le guide des déductions oubliées en fait le tour.

Ce qui ne fonctionne pas, en revanche : demander à l'employeur de convertir le bonus en avantage en nature. L'art. 17 al. 1 LIFD vise expressément « les autres avantages appréciables en argent ». Une voiture, un abonnement ou un voyage sont imposables comme le serait l'argent.

Bonus, gratification et salaire variable

Le mot « bonus » recouvre deux réalités juridiques que le droit du travail distingue, et la différence porte sur le droit au versement, pas sur l'impôt.

Un salaire variable — montant déterminé ou déterminable, conditions objectives fixées d'avance — est dû dès les conditions remplies. L'employeur ne peut pas le refuser, et il entre dans le salaire afférent aux vacances.

Une gratification réellement discrétionnaire reste facultative. Mais la jurisprudence limite fortement cette qualification : une gratification versée régulièrement pendant plusieurs années, ou dont le montant représente une part importante de la rémunération totale, se requalifie en salaire. La clause « versement volontaire, sans droit pour l'avenir » ne suffit pas à elle seule à préserver le caractère discrétionnaire.

Deux conséquences pratiques. Un bonus qualifié de salaire reste dû au prorata si le contrat prend fin en cours d'année. Et il compte dans l'assiette des vacances et des indemnités de chômage.

Calculs liés à cette situation

Les questions qui reviennent

Un bonus est-il imposé différemment du salaire ?
Non. L'art. 17 al. 1 LIFD range parmi les revenus imposables « les indemnités pour prestations spéciales, les commissions, les allocations, les primes pour ancienneté de service, les gratifications » : un bonus est un revenu de l'activité lucrative comme un autre. Il n'existe aucun taux spécial, ni à la hausse ni à la baisse.
Pourquoi ai-je l'impression qu'il est plus taxé ?
Parce qu'il l'est, en un sens : il vient par-dessus le salaire, donc dans la tranche la plus haute du barème. Sur un revenu de 120'000 francs, un bonus de 20'000 n'est pas imposé au taux moyen du salaire, mais au taux marginal de la tranche supérieure, souvent dix points au-dessus. L'impression d'être surtaxé vient de la progressivité, pas d'une règle particulière.
Le bonus supporte-t-il les cotisations sociales ?
Oui, intégralement. AVS, AI et APG (5,3 % pour la part salarié) s'appliquent sans plafond. L'assurance chômage aussi, mais elle est plafonnée : au-delà de 148'200 francs de salaire annuel, la cotisation ordinaire ne s'applique plus. La LPP dépend du règlement de la caisse, qui souvent exclut les éléments variables du salaire assuré.
Quand le bonus est-il imposé ?
L'année de son encaissement, pas celle à laquelle il se rapporte. Un bonus versé en mars 2027 au titre de l'exercice 2026 est imposé sur la période fiscale 2027. C'est ce décalage qui permet, dans certaines limites, de discuter la date de versement avec l'employeur.
Peut-on demander à décaler le versement ?
Cela se pratique, et la question mérite d'être posée quand deux années fiscales sont très inégales. Mais le décalage doit être convenu avant que la créance ne soit exigible : reporter un bonus déjà dû ne déplace pas l'imposition, l'administration retenant la date à laquelle le droit est né. Un accord tardif est requalifié.
Le bonus est-il un droit acquis ?
Cela dépend de sa nature. Un bonus dont le montant et les conditions sont déterminés d'avance est un salaire variable : il est dû dès les conditions remplies. Une gratification réellement discrétionnaire ne l'est pas — mais la jurisprudence requalifie en salaire une gratification versée régulièrement, ou dont le montant représente une part importante de la rémunération.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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