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Calcul Suisse

Calculateur d’amortissement du matériel

Barèmes vérifiés : août 2026Sources et portée

Les taux ne se choisissent pas : l'AFC les publie par catégorie, et ils sont divisés par deux en linéaire.

  • DomaineIndépendants
  • AccèsGratuit, sans inscription

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Amortissement de la première année

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Taux applicable --
Économie d'impôt la première année --
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Exercice Amortissement Valeur comptable

Taux maximaux admis, pas obligatoires. Un amortissement non pris est perdu.

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  1. Un barème publié, pas une négociation
  2. La règle de la moitié
  3. Ce que le fisc n'admet pas
  4. Les deux amortissements accélérés
  5. Le lien avec le droit comptable
  6. Trois erreurs fréquentes
  7. Calculs liés à cette situation

Un barème publié, pas une négociation

Beaucoup d'indépendants amortissent « à peu près » et découvrent en taxation que l'administration corrige. C'est évitable : l'AFC publie ses taux, catégorie par catégorie, dans la notice A/1995.

Ces taux valent pour l'impôt fédéral direct, et les cantons les appliquent en pratique aux impôts cantonaux et communaux. Ce sont des maximums : amortir moins est possible, amortir plus expose à une reprise.

Catégorie Dégressif Linéaire
Maison d'habitation de société immobilière — bâtiment seul 2 % 1 %
Maison d'habitation de société immobilière — bâtiment et terrain 1,5 % 0,8 %
Bâtiment commercial, bureau, banque, grand magasin, cinéma — bâtiment seul 4 % 2 %
Bâtiment commercial, bureau, banque, grand magasin, cinéma — bâtiment et terrain 3 % 1,5 %
Hôtel ou restaurant — bâtiment seul 6 % 3 %
Hôtel ou restaurant — bâtiment et terrain 4 % 2 %
Fabrique, entrepôt, immeuble artisanal — bâtiment seul 8 % 4 %
Fabrique, entrepôt, immeuble artisanal — bâtiment et terrain 7 % 3,5 %
Entrepôt à hauts rayonnages et installation semblable 15 % 7,5 %
Construction mobilière sur fonds d'autrui 20 % 10 %
Voie ferrée industrielle 20 % 10 %
Conduite d'eau industrielle 20 % 10 %
Réservoir, wagon-citerne, conteneur 20 % 10 %
Mobilier commercial, installation d'atelier ou d'entrepôt à caractère mobilier 25 % 12,5 %
Moyen de transport sans moteur, remorque 30 % 15 %
Appareil et machine de production 30 % 15 %
Véhicule à moteur de tout genre 40 % 20 %
Machine de travail par équipes ou en conditions spéciales 40 % 20 %
Machine exposée à des actions chimiques nuisibles 40 % 20 %
Machine de bureau 40 % 20 %
Ordinateur, matériel et logiciel 40 % 20 %
Système à commande automatique 40 % 20 %
Installation de sécurité, appareil électronique de mesure et de contrôle 40 % 20 %
Outillage, ustensile d'artisan, instrument, échafaudage, palette 45 % 22,5 %
Vaisselle et linge d'hôtel ou de restaurant 45 % 22,5 %
Brevet, raison sociale, licence, concession, goodwill 40 % 20 %

La règle de la moitié

C'est la note de bas de page la plus rentable de la notice : « pour les amortissements sur la valeur d'acquisition, les taux mentionnés seront réduits de moitié ».

Les taux publiés s'entendent donc en dégressif, sur la valeur comptable résiduelle. Un ordinateur à 12'000 francs s'amortit de 4'800 la première année, puis de 40 % du solde, et ainsi de suite : la charge décroît et l'actif n'atteint jamais tout à fait zéro.

En linéaire, le taux tombe à 20 % de la valeur d'acquisition : 2'400 francs par an pendant cinq exercices, après quoi l'actif est totalement amorti. Le total déduit est identique à terme, mais sa répartition dans le temps diffère radicalement.

Le choix se raisonne sur la fiscalité, pas sur la comptabilité. Le dégressif concentre la déduction sur les premières années : il est préférable quand le bénéfice est déjà élevé, puisque la déduction s'impute au taux marginal le plus haut. Le linéaire lisse la charge : il convient à une activité qui démarre et dont le bénéfice montera ensuite.

Ce que le fisc n'admet pas

Amortir un terrain. La notice est catégorique : « en règle générale, l'amortissement d'un bien-fonds n'est pas admis ». Un bâtiment se déprécie, le sol non. Deux règles en découlent.

Le taux le plus élevé — celui du « bâtiment uniquement » — n'est admis que si la valeur comptable résiduelle ou le coût de construction figure séparément à l'actif du bilan. Sans cette séparation, il faut appliquer le taux réduit du « bâtiment et terrain », et l'amortissement n'est alors admis que jusqu'à la valeur du terrain.

Rattraper des amortissements oubliés. La notice les admet uniquement lorsque l'entreprise, « en raison de la mauvaise marche des affaires », n'était pas en mesure d'amortir suffisamment auparavant — et la preuve incombe à celui qui les demande. Une bonne année sans amortissement est une déduction définitivement perdue.

Les deux amortissements accélérés

La notice prévoit deux cas spéciaux, tous deux à 50 % de la valeur comptable pendant les 2 premiers exercices, puis aux taux usuels.

Les installations d'économie d'énergie : isolations thermiques, transformation du système de chauffage, installations d'utilisation de l'énergie solaire. Et les installations de protection de l'environnement : protection des eaux, lutte contre le bruit, purification de l'air.

Sur une installation solaire à 40'000 francs, cela représente 20'000 francs de charge la première année au lieu de 3'200 au taux usuel des installations. À un taux marginal de 28 %, l'écart de trésorerie de la première année dépasse 4'500 francs. Le calculateur de rénovation énergétique traite le versant subventions de la même opération.

Le lien avec le droit comptable

La notice précise en note qu'elle ne vaut que pour les amortissements au sens de l'art. 960a al. 3 CO — les corrections de valeur qui tiennent compte de la dépréciation d'un actif.

Un amortissement fiscal suppose donc un amortissement comptabilisé. On ne déduit pas fiscalement ce qui n'a pas été passé dans les comptes, ce qui rend la question indissociable de l'obligation de tenir une comptabilité : au-delà de 500'000 francs de chiffre d'affaires, un indépendant tient des comptes complets, avec bilan et compte de résultat.

En dessous, la comptabilité des recettes, des dépenses et du patrimoine suffit — mais un tableau des immobilisations reste nécessaire pour justifier les amortissements, faute de quoi l'administration les refuse. Le seuil comptable et les formes juridiques précisent ce cadre.

Trois erreurs fréquentes

Passer une acquisition en charge. Un bien durable s'inscrit à l'actif et s'amortit ; il ne se déduit pas en une fois. Plusieurs cantons tolèrent une limite de « petit matériel » pour les acquisitions de faible valeur, mais elle est cantonale et modeste.

Amortir un véhicule à usage mixte à 100 %. La part privée est un prélèvement, imposable chez l'indépendant. Le calcul suit la même logique que pour un salarié : 0,9 % du prix d'achat par mois, ou la valeur effective sur livre de bord à 70 centimes le kilomètre privé.

Confondre amortissement et provision. L'amortissement constate une dépréciation certaine ; la provision couvre un risque probable. Les conditions et les taux ne sont pas les mêmes, et l'administration reprend volontiers les provisions insuffisamment justifiées.

Calculs liés à cette situation

Les questions qui reviennent

Quels taux d'amortissement l'administration admet-elle ?
Ceux de la notice A/1995 de l'AFC, qui les fixe par catégorie d'actif : 40 % pour les véhicules à moteur et les ordinateurs, 30 % pour les appareils et machines de production, 25 % pour le mobilier commercial, 45 % pour l'outillage. Ils valent pour l'impôt fédéral direct et, en pratique, pour les impôts cantonaux et communaux.
Dégressif ou linéaire, quelle différence ?
Les taux publiés s'appliquent à la valeur comptable, donc en dégressif. La notice précise que pour un amortissement calculé sur la valeur d'acquisition — le linéaire — les taux sont réduits de moitié. Un ordinateur s'amortit donc à 40 % du solde chaque année, ou à 20 % du prix d'achat pendant cinq ans.
Peut-on amortir un terrain ?
Non. La notice est explicite : « en règle générale, l'amortissement d'un bien-fonds n'est pas admis ». Quand bâtiment et terrain figurent au bilan sous une seule rubrique, un taux réduit s'applique, et l'amortissement n'est admis que jusqu'à la valeur du terrain — au-delà, il faudrait amortir le sol, ce que le fisc refuse.
Existe-t-il un amortissement accéléré ?
Oui, pour deux catégories d'investissements. Les installations visant à économiser l'énergie — isolation thermique, transformation du chauffage, énergie solaire — et celles de protection de l'environnement — protection des eaux, lutte contre le bruit, purification de l'air — peuvent être amorties à 50 % de la valeur comptable pendant les 2 premiers exercices, puis aux taux usuels.
Peut-on rattraper des amortissements oubliés ?
Difficilement. La notice n'admet des amortissements après coup que si l'entreprise, en raison de la mauvaise marche des affaires, n'était pas en mesure d'amortir suffisamment les années antérieures. Et c'est à celui qui les demande d'en établir le bien-fondé. Oublier d'amortir une bonne année ne se rattrape donc pas.
Faut-il amortir au taux maximum ?
Ce sont des maximums, pas des obligations. Amortir moins augmente le bénéfice imposable de l'exercice, ce qui peut être voulu — pour présenter des comptes solides à une banque, par exemple. Mais l'amortissement non pris est perdu : il ne se reporte pas.

Qui écrit

Dany Santos Grilo, fondateur de Calcul Suisse

Dany Santos Grilo

Fondateur de Calcul Suisse · Maturité en économie · Lausanne

  • Maturité gymnasiale en économie
  • Entrepreneur depuis 2020
  • Comptabilité et fiscalité d’entrepreneur
  • Gestion finance et trésorerie
  • Développeur web et IA
  • Fondateur d’ascense.ch

Données vérifiées manuellement à partir des sources officielles (OFAS, AFC, OFS). Contenu rédigé avec l’assistance de l’IA et relu avant publication.

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